Source: Le Monde
Etat d’Acre, au Brésil, sur les rives du Rio Envira, à quelques jours de marche de la frontière péruvienne, avec l’Amazonie pour tout horizon. Ici, l’eau est grise et trouble, la forêt pleine de cris. Soudain, le silence. Cinq hommes nus, armés de machettes, d’arcs et de flèches surgissent comme par enchantement de l’autre côté de la rive. Ils tapent et retapent sur les carquois en signe d’avertissement. Ils s’approchent, visages placides, presque fermés, cheveux coupés au bol et le sexe recouvert d’écorce.