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Brésil: Victoria Tauli-Corpuz, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits des peuples autochtones, préoccupée par l'expulsion des Guarani Kaiowá

Brésil: Victoria Tauli-Corpuz, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits des peuples autochtones, préoccupée par l'expulsion des Guarani Kaiowá

Le 23 juillet 2015 la Raporteure Spéciale de l'ONU sur le droit des Peuples Autochtones Victoria Tauli-Corpuz reçoit Valdelice Veron et Natanael Vilharva Cáceres à l'ONU de Genève © Planète Amazone / Gert-Peter Bruch

Le 23 juillet 2015, Planète Amazone a organisé une rencontre entre la Raporteuse Spéciale de l'ONU sur le droit des Peuples Autochtones Victoria Tauli-Corpuz et les représentants Guarani-Kaiowá Valdelice Veron et Natanael Vilharva Cáceres. La diplomate avait promis de réagir vite en interpellant directement le gouvernement brésilien sur une situation explosive. Elle a tenu parole.


Source : Radio ONU
Experte en droits des peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, demande au gouvernement [brésilien] de veiller à ce que les communautés [indiennes] ne soient pas privées de leurs terres; elle parle de la situation dans le Mato Grosso do Sul, où 6.000 Indiens sont menacés.

La spécialiste indépendante des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones lance un appel au gouvernement du Brésil, pour qu’il assure la protection des peuples Guarani Kaiowá.

Ce mardi [11 août 2015], Victoria Tauli-Corpuz a publié une déclaration où elle souligne sa « profonde préoccupation devant les rapports selon lesquels la police était sur le point d’expulser » les indigènes des Tekoha, nom des terres traditionnelles.

Résistance

L'affaire se déroule dans le Mato Grosso do Sul. Selon la Rapporteuse, 6000 indigènes refusent de quitter leurs terres et ont averti qu'ils envisagent de « résister jusqu’à la mort ».

La spécialiste de l'ONU informe que samedi [8 août], des policiers s’étaient rendus dans plusieurs communautés autochtones avec des ordres d'expulsion émanant de la Cour fédérale. Il n’y a pas eu d'expulsion, mais la rapporteuse note que les Indiens craignent de perdre leurs terres.

 

Déclaration des Nations Unies

Victoria Tauli-Corpuz rappelle que « les indigènes ne peuvent pas être forcés de quitter leurs territoires », selon les termes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

La Rapporteuse souligne qu’aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans le libre consentement des indigènes, qui doivent également être informés à l'avance de tout changement. Tauli-Corpuz explique encore qu’une indemnisation juste est obligatoire et, lorsque cela est possible, l'option de retour à la terre.

Elle est préoccupée pour la sécurité des Guarani Kaiowá parce que, à son avis, il ya une « situation de méfiance dans le Mato Grosso do Sul », liée à des cas de violence et de dispute autour des terres traditionnelles, réclamées par des agriculteurs et d'autres groupes ayant des intérêts commerciaux agricoles dans région.

Décès

La spécialiste indépendante de l'ONU cite des rapports où des milices intimident les communautés dans une « campagne pour répandre la terreur psychologique ».

Victoria Tauli-Corpuz calcule que, depuis 2003, au moins 290 indigènes Guarani Kaiowá ont été tués. Elle rappelle que ces gens vivent depuis des siècles sur ces terres du Mato Grosso do Sul, mais depuis 1920, ils sont forcés de les quitter.

La Rapporteuse regrette également que de nombreux Indiens du Brésil doivent faire face à des crises humanitaires liées au manque d'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux services de santé.


© Radio ONU / article original

Date de l'article : 12/08/2015

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